(Laisser ce message) Pour décharger cette page le contenu des articles provenant de traduction ET relus par Jonathan ou FracTaZ ont été transférés sur ConferenceNewspaperReadyFrenchRelu mais leur référence reste.
Contents
- Annonces
- Lyon
- Dijon
- Digital Struggles (Luttes Numériques)
- Indymedia est mort
- Des nouveaux outils pour les activistes
- Information autour des étiquettes RFID
- Comment construire son propre Zappeur de RFID
- Atelier d'entraide Internet Alternatif, Comment ça marche ?
- Un Feedback du thème "Lutte Numériques"
- Croisement : Les luttes numériques vues par des participants d'autres thèmes
- Croisement : Espaces Autonomes et Luttes Numériques
- Thématique sur l'expérimentation et la défense des espaces autonomes
- Thématique sur les mouvements sociaux étudiants
- Autres groupes de travail et reflexions
- Digital Struggles (Luttes Numériques)
- Bellevue
- Toulouse
- Frayssinous
- Bonus
Annonces
Perspectives globales – Quel projet à venir ?
[traduit de l'anglais, relu par Jonathan] transféré sur ConferenceNewspaperReadyFrenchRelu
Solidarité avec la résistance des Adivasis en Kashipur (Inde)
transféré sur ConferenceNewspaperReadyFrenchRelu
Discussion sur la campagne de solidarité ici à l'AMP le 31 aoùt entre 13 et 18h dans le H17.
Invitation au g8
sur ConferenceNewspaperReadyFrenchRelu
La fin des squats ? Appel à l'action
sur ConferenceNewspaperReadyFrenchRelu
Movin' Europe - D'une caravane à des milliers
Dans leur 6e déclaration, les Zapatistes déclarent qu'illes vont se joindre aux luttes de résistance au Mexique et dans le monde, contre le néo-libéralisme et pour l'humanité. Illes vont le faire en échangeant, leurs expériences, histoires, idées, et pratiques de la démocratie, de la liberté et de la justice dans le respect mutuel. Pour ce faire, illes vont rassembler les personnes qui veulent organiser, lutter, et construire une « autre politique » de bout en bout. Cette nouvelle manière d'avancer, en laissant en arrière la politique traditionnaliste des partis, c'est ce qu'illes ont appelé « the Other Campaign » (l'Autre Campagne).
L'Europe n'est pas le Mexique ; par conséquent, nous ne pouvons pas simplement adopter l'Autre Campagne. Nous devons plutôt trouver notre propre manière, celle qui est adaptée à notre contexte, de développer la lutte contre le néo-libéralisme et pour l'humanité.
Pour donner plus de force et d'efficacité à notre lutte, nous avons besoin de dépasser notre façon traditionnelle de tourner autour d'une idéologie développée par quelques personnes, et plutôt faciliter le dialogue entre les personnes, afin qu'elles trouvent leurs propres solutions. Cela signifie que, pour avoir un mouvement de résistance global, il est tout d'abord nécessaire de comprendre, partager et s'impliquer dans la lutte locale, afin de savoir comment les femmes et les hommes sont affectées par le Capitalisme et comment illes s'organisent pour résister à ses effets. Nous voulons montrer une Europe où les gens résistent au Capitalisme de partout, que ce soit dans des luttes politisées ou non ; pour se débarrasser du Capitalisme lui-même nous devons connecter toutes ces luttes ensemble. Pour toutes les personnes qui croient en ce concept, la caravane « Movin Europe » est un outil pratique pour former ces connexions de façon horizontale. Elle aura lieu entre avril et septembre 2007 (la saison chaude en Europe). Ce n'est pas une mobilisation contre le sommet du G8, mais plutôt une mobilisation des esprits, des corps et des cœurs avant, pendant et après le G8.
La caravane elle-même est la deuxième étape du processus, la première étant de commencer un dialogue avec des groupes locaux et des luttes locales hors de nos structures activistes habituelles. Cela nous aidera à constater que de nombreuses personnes, de différents milieux, luttent chaque jour contre les effets du capitalisme, et de voir les raisons qui donnent envie de dire « NON ! ». Nous devons prendre la responsabilité de retourner à notre voisinage pour mieux connaître les luttes qui ont lieu tout autour de nous : la sauvegarde d'un parc local, l'empêchement de la construction d'une route, les campagnes anti-nucléaires, les luttes contre les politiques sur l'immigration, les luttes de travailleureuses, les campagnes pour l'environnement, les mouvements contre la privatisation de l'éducation, la santé, les transports, etc.. Se connecter à ces luttes locales sera la base pour relier les luttes dans toute l'Europe afin de connaître les luttes et les vies des autres, leurs pensées sur le monde, et prendre conscience de leur cause commune.
L'idée traditionnelle d'une caravane activiste, c'est un groupe simple d'activistes qui voyagent ici et là, en rendant visite à des centres sociaux et divers mouvements. Cette caravane est différente dans le sens où il s'agit davantage d'un réseau de caravanes qui connecte des activistes, mais crée aussi des liens permanents entre des luttes locales similaires ou liées. Cela signifie que le rôle des activistes est en grande partie un rôle de facilitation pour créer durablement des connexions entre les gens qui disent « NON ! ». L'idée est d'avoir de nombreuses caravanes qui mettent en relation de nombreuses personnes/groupes. Les caravanes arriveraient ensemble à des « étapes » qui seraient des espaces autonomes, des centres sociaux etc. en mesure d'héberger des gens. Ces étapes seraient des lieux pour échanger des expériences, découvrir ce que font les différentes caravanes et quels liens se sont créés, faire des ateliers, et discuter des étapes pratiques pour aller de l'avant.
La caravane essaiera aussi de partager la culture et de développer l'art et la créativité, du fait que nous utilisons la culture pour donner forme à nos idées politiques, et nos idées politiques pour donner forme à nos vies.
La planification de la caravane se fera en partie via le site web (www.vision07.net) qui comportera une carte de l'Europe interactive. Cela permettra de mettre en évidence les différentes luttes locales, espaces autonomes, groupes et collectifs impliquées dans la résistance, et les connexions déjà établies avec d'autres luttes à travers le monde.
Étapes Pratiques pour s'impliquer :
- Vous impliquer dans les luttes autour de chez vous et créer un dialogue. - Envoyer des informations sur vos luttes locales, espaces autonomes, groupes, collectifs, et réseaux existants aux autres groupes dans le monde à mapofgroups@moviments.net . - Aller sur www.vision07.net et vous créer un compte pour ajouter du contenu, amorcer des discussions, poster et lire des informations, proposer des idées, trouver des luttes et des groupes en relation avec les vôtres, et aider au développement de la caravane. - Vous préparer à la fois à organiser une caravane et à héberger/inviter d'autres caravanes. - Répandre l'idée, rencontrer d'autres personnes intéressées, et voir comment vous pouvez vous y joindre et la développer. - VENIR À LA RÉUNION DE LA CONFÉRENCE CENTRALISÉE LE VENDREDI A 18.30 HEURES DANS LE CINEMA!
Lyon
Thématique sur les questions de genres
Comprendre l'hétérosexualité dans les milieux politiques radicaux
sur ConferenceNewspaperReadyFrenchRelu
Sexualité(s) ? Activisme ? Frustration !
Focus racisme, politiques migratoires, post-colonialisme
Racisme et questions de classe dans les milieux d'activisme anti-autoritaires
Ce compte-rendu est issu du premier atelier concernant le racisme qui s'est passé dans la partie décentralisée de l'AMP à Lyon. Le but était de comprendre pourquoi les personnes concernées par le racisme, migrant-e-s, souvent issues des classes ouvrières, précaires, qui n'ont pas eu ou ont eu moins d'accès à l'éducation et aux outils d'information, etc. étaient minoritaires dans les mouvements anti-autoritaires. Les personnes de couleurs étaient quand même une minorité, autant dans cet atelier que dans le rassemblement de Lyon en général. A peu près 25 personnes ont participé à l'atelier. Suite à des discussions dans des groupes plus petits (3 groupes), nous avons partagé avec tout le monde les idées qui sont sorties de chaque groupe. Une première question qui a été posée, qui n'a pas été traité collectivement et que l'on va pas aborder ici c'est les liens des personnes avec des groupes ou des mouvements directement liés à la question du racisme ou de migration. La composition différente de chaque groupe a donné des ressentis différents (pour des questions d'histoire coloniale, de classe, etc.), et certains enjeux sont spécifiques à des pays particuliers mais des impressions semblaient se rejoindre sur plusieurs points (ex. fermeture des milieux activistes à majorité blanche et occidentale).
Question 1: Pourquoi dans les milieux des mouvements anti-autoritaires les personnes et les communautés visées par le racisme sont-elles sous-représentées alors qu'elles sont majoritaires dans les banlieues et qu'elles portent les luttes anticapitalistes dans le monde?
Groupe 1 *deux femmes d'origine algérienne étaient présentes dans ce groupe Algérie, Allemagne, France...
Dans certains milieux et dans la culture littéraire féministe, il y a pas assez de remise en cause des représentation sur le sexisme dans les pays qui ont été colonisés.
Certaines attitudes de racisme latent blessantes.
Raison historique – ex. lors du développement du féminisme (70's – 80's), les femmes immigrées avaient d'autres préoccupations cruciales et le féminisme n'arrivait pas dans les bidonvilles et dans les quartiers HLM.
Le féminisme en France a aussi une histoire plutôt intellectuelle et bourgeoise, donc certaines femmes ne se sont pas senties concernées ou accueillies.
Fermeture de la communauté activiste sur elle-même. - Remise en question de la question: Pourquoi “représenter”?!
- La notion de “représentation” a été mise en question par des personnes issues d'anciens colonies françaises...
De même, il a été critiqué qu'il fallait clarifier ce qu'est le racisme.
Culture du silence : les opprimé-e-s et leur descendant-e-s ont appris le silence --> difficulté à prendre la parole et difficulté à écouter cette parole.
Groupe 2 *une personne de couleur (femme) Suisse, Suède, France, Ukraine, Allemagne...
Les migrant-e-s ont des problèmes prioritaires qui sont différentes.
Difficultés possibles : langues différentes différent baggage culturel différent classe d'origine différentes manières de s'organiser
Rapports de pouvoir rendent difficile la création de l'amitié.
Complexité : intersection des différents types d'oppressions (ex. racisme, sexisme, hétérosexisme, oppression de classe, etc...) dans les rapports.
Tendance à l'autocensure de la part des personnes visées par le racisme.
--> il faut créer aussi soi-même les espaces et pas attendre que l'on les construisent.
Logique de temps et d'urgence font que souvent ces questions ne sont pas abordées de manière explicite.
On a la tendance à exotiser "l'Autre” et lui/la coincer dans des stéréotypes (positifs ou négatifs).
On a souvent une attitude paternaliste vis-à-vis des personnes comme si l'on savait “mieux que eux/elles” (éducation) parallèlement les personnes qui ont le moins de pouvoir tendent à compter sur les personnes qui ont le plus de moyens d'action...
Manque de volonté/effort de confronter ces enjeux (ex. blanchitude) dans les milieux activistes
Ne se mélange pas – ex. on invite les personnes aux réunions mais on ne devient pas ami-e-s
- La logique d'affinité peut être excluante
Ne pas donner assez d'espace pour parler de ces enjeux
Perspective trop locale – ethnnocentrisme (culture activiste)
On reste dans des logique de donner et de recevoir – hiérarchie, manque d' égalité objective) et rapports de pouvoir (dont on prend pas conscience)
Ignorance sur la situation de l'autre – l'action d'une personne est très limitée selon ses conditions et sa position/statut
Manque de présence/visibilité des personnes avec des conditions similaires – dissuasif/décourageant
Autocensure d'un côté et réticence à parler de sa propre parcours/histoire de la famille et/ou pays et son implication dans la politique passé/présent (ne pas se situer – et l'on demande aux autres de se situer)
Groupe 3 deux personnes de couleur (femmes) Bulgaria, Australia, France, Angleterre...
- Situation en Bulgarie où il y a beaucoup de Roms dans des communautés assez fermées et pas assez conscientes de modes d'auto-organisation anti-autoritaires. La communauté turque se méfie des Bulgares à cause des discriminations racistes. Pas de confiance, difficile de faire des connexions. Ségrégation de la population turque. pas beaucoup de brassage, difficultés de faire des échanges. Le fait qu'il y ait tant de racisme ne donne pas envie de cr éer des liens avec des individu-e-s difficile à disinguer d'opresseur-euses
En Australie, les immigrés chinois, coréens, vietnamiens ne sont pas investisdans des groupes anticapitalistes. Dans les milieux activistes, difficile de créer des liens avec jeunes d'origine asiatique qui sont objets de discrimination.
En France, même genre de schémas quand t'arrives dans un endroit où t'es discriminé on te dit de la bouclerMode de pensée intégré chez la première génération. Mais il y a beaucoup de personnes de couleur depuis longtemps alors ça n'explique pas tout.
Quand on est non blanc-he, non riche culturellement, c'est très difficile d'intégrer les milieux anarchistes, féministes, de gauche. 3 choses sont reconnues : être blanc-he, être riche, être cultivé(bien parler...) Sinon t'es pas accepté. Il faut donner des gages, être dans les mêmes codes identitaires.
Une personne visée par le racisme explique que quand elle est allée au G8 pour la première fois ça lui a rappelé la première fois qu'elle est allée dans un club lesbien, où à l'entrée on lui a dit: « c'est unn club gay » et lui a refusé l'entrée. Même sensation au G8 dans le regard des gens où elle lisait « mais qu'est-ce que tu fous là? » Quand on organise un action directe il faut se sentir à l'aise. Coment arriver à ce point de confiance en soi si le groupe blanc est fermé, qu'on sent que les gent-es ont peur des étranger-e-s, des gens qu'ils connaissent pas? Comment changer le monde si on n'arrive pas à changer ces problèmes locaux?
Les mots changent: on dit minorité pour les personnes qui sont la majorité. Ce qui changent : il va y avoir des gens qui ont du pouvoir, de l'argent en dehors des blancs. Les actes, mouvements anti-blancs changent la donne. Renvoyer l'oppression. On parle de racisme anti-blancs, les blancs ont peur. Avant les personnes de couleur répercutaient la violence dans leurs communautés, maintenant renvoi de la violence à l'oppresseur blanc.
Si tes parents te filent du fric, t'es pas obligé de bosser, c'est plus facile de s'investir dans les milieux anarchistes que si tu bosses ou t'as ta famille en charge.
Obstacles culturels : on s'interroge depuis longtemps dessus mais ça marche pas. Problême de classe: c'est diificile de dire qu'on ne comprend pas les livres théoriques, élitisme. Le langage utilisé est universitaire, balèze. Si t'as grandi dans un milieu prolo et pas militant t'as pas la culture politique qu'y faut, et quand tu comprends pas, on te renvoie que t'es con-ne. Dans les classes moyennes blanches on peut être sexiste, homophobe, sans réflexion politique maistu as accès à des outils que quand tu viens de classe prolétaires tu ou/et que ta famille parle pas la langue courante, où tu n'as pas ces bases, ni d'encouragement à la lecture...
Il y a aussi de l'extérieur, une perception des anarchistes comme étant des personnes “paresseuses” qui ne contribuent pas à la société plus large
Les personnes qui sont impliquées dans les luttes quotidiennes n'ont pas le “privilège” du style de vie anarchiste
Le problème de la “culture” anarchiste
Question 2: A qui revient la responsabilité d'augmenter la participation des personnes visées par le racisme dans ces milieux? (quels outils?)
Groupe 1
- De part l'hégémonisme culturel, l'expérience de se retrouver étranger-e et pas bienvenu-e permet de comprendre des choses.
Groupe 2
Faire une déconstruction au niveau personnelle historique interpersonelle (parler et partager)
Faciliter la création des réseaux, faire circuler les informations en dehors des cercles restreintes et vice-versa
Un exemple concret pour sensibiliser les personnes sur ces enjeux : distribuer plus des choses comme des brochures-questionnaires (qui existent d'ailleurs) sur son propre racisme, homophobie, sexisme, hétérosexisme intériorisé
Rencontrer et parler directement avec les personnes concernées
Expliciter et visibiliser des règles implicites de la structure, organisation ou de comment les choses fonctionnent
Inclure et acceuillir des groupes spécifiques (ex. écrire dans les flyers que les sans-papiers sont bienvenu-e-s)
créer des espaces
se conscientiser/rendre compte des dynamiques de pouvoir
Groupe 3
Lien avec des luttes locales – ne pas s'attentre que les personnes de couleur “viennent vers nous”
Les activistes devraient être conscient-e-s de comment leur stratégies de “protection” du groupe (ex. de ne pas travailler avec des personnes que l'on ne connaît pas quand on planifie de l'action directe)
Permettre aux personnes d'apprendre avec leur propre rhythme/manière
la compréhension intellectuelle/académique de la théorie semble être plus valorisée ce qui exclue par example la classe ouvrière
..............................................................................;
Quelques remarques:
Une des difficultés de ces discussions c'est que les personnes qui interviennent n'ont pas le même rapport à cette oppression et que ce soit pas très explicité.
Peut-être on a pas assez souligné la question de se confronter à son propre racisme intériorisé.
réseaux par affinité est problématique
manque de liens avec d'autres movements
Réu de Bilan
Le bilan avait été préparé et nous avons discuté en trois petits groupes d'entre 5 et 8 personnes et ce pendant environ une heure et demi et c'était super intéressant beaucoup plus que ce compte-rendu
trois axes avaient été définis avec chacun trois sous-parties :
1 : qu'as-tu pensé de l'organisation matérielle - des tâches matérielles - des ag du matins ? - des prises de décisions ?
2 : qu'as-tu pensé des ateliers thématiques - à quoi as-tu participé ? - as-tu organisé un ou plusieurs ateliers ? - y-a-t-il un ou des thèmes que tu aurais aimer aborder en plus ?
3 relation entre les gens - as-tu fais des rencontres ?
et en plus : es-tu intéressé-e par l'amp ? ... !
les personnes ayant préparé ont demandé qu'elle tenait à ce que le compte-rendu puisse être contradictoire qu'il ne s'agissait donc pas d'être tout-es d'accord forcément !
note de la claviste = veut dire "proposition"
point 1 : orga matérielle :
- assez bien autogéré, bonne participation - dommage pour les retards :
- = mettre des horloges ? = horaires plus fixes pour les repas ? = améliorer les planning et les plans du lieu ? = ateliers plus courts avec pauses
(aussi pour plus de temps entre les ateliers pour de l'informel) - ateliers de 2h trop courts (que c'est pour ça qu'on dépasse) - difficulté d'espaces de convivialité (du fait de la très grande taille du lieu) - mieux que d'habitude mais pas assez collectif
- = revoir le lien faire de la bouffe/faire la vaisselle ? = revoir la durée de la permanence accueil (4h c'est trop long) = prévoir plus de gens pour faire la bouffe (1 personne pour 10)
- très cool et bienveillant pour les personnes malades - très bonne préparation du lieu x3 - lieu convivial malgré la taille - orga cool au milieu des 10 jours (un peu de mal à se mettre en place et flottement vers la fin) - difficulté pour les gens de sortir de leur cadre (tant pour les organisateureuses que pour les visiteureuses) - manque de spontanéité des visiteureuses pour rentrer dans les tâches - tâches collectives tournant peu - traductions difficiles
- = créer une équipe de traduction
- manque de spontanéité des visiteureuses pour rentrer dans les tâches - le buffet entre les repas a posé problème à certaines personnes - manque de réalisme dans les planning - problème de rythmes de vie différents, proposition d'un buffet permanent
point 2 : les ateliers
- trop de thèmes (- de 4), dispersion, + de difficulté d'orga - manquait de travail cool, réponses, solutions, actions x3 - rythme trop dense / temps trop courts
- = un thème par jour, petits groupes d'abord et mise en commun le soir
- sortir du lieu - domination francophone (du mal à la fin des ateliers pour les traducs) - question du passage à la mixité (de genre) après la non-mixité (à cause du manque de temps et des expériences différentes) - point info non-mixité / défrichage des thermes de base du féminisme
- = proposition d'une rencontre à lyon par une copine de strasbourg pour ça
- stigmatisation / mec hétéro-bi
- / femmes gay, lesbiennes, trans, bi
(mais dans l'ensemble super bien quand même x2)
- = faire un point info pour dijon, un panneau
- et rendez-vous féministo-queer le mercredi soir à dijon (pour s'échanger des impressions)
- satisfactions et insatisfactions / ateliers (déceptions et enthousiasmes) - les petits groupes marches mieux (antiracisme et sexualité lesbienne) / parole plus aisée en petits groupes - isolement / manque de visibilité trans et gay (communication) - atelier société de contrôle : peu de traitement (lié au nombre de personnes, durabilité, communication + éclatement en décentralisation, aussi thème trop vaste) - liens plus facile entre genre/sexisme et "race"/racisme ? - globalement échanges positifs, enrichissement, ressourcement - manque de visibilité amp à l'extérieur, manif - retour positif de l'atelier 'men against patriarcat'/construction masculine - très bons échanges de savoirs pratiques (samba, soudure, massage) - sur contenu des ateliers :
- -trop de séparation intellectuel/pratique/orga quotidienne - positif pour les pratiques / l'attention aux autres - proposition d'ateliers par rapport au corps le matin
- focus antiracisme/politiques migratoires
- - insatisfaction / forme des ateliers (problèmes de modération, traduction, lié à la diversité des opinions) - insatisfaction et regret car les premiers ateliers "racisme intériorisé"
ont rassemblé très peu de monde, et surtout peu d'hommes, ce qui témoigne d'un manque d'intérêt pour cette thématique, et d'une non-volonté d'y réfléchir.
- - la dynamique finale positive rattrape les débuts chaotiques et peu
suivie car les personnes directement concernées par le racisme ont pu finalement se réunir et créer un espace de parole et d'échange d'expériences.
- - cette volonté de prise de conscience du "racisme intériorisé"
(involontaire et inconscient) se dessine finalement.
- - un projet est en cours de réalisation avec une première rencontre,
qui se veut le point de départ d'un processus plus long et plus large sur le racisme et en particulier sur le racisme intériorisé (2 autres rencontres à construire? une rencontre multi-activités autour de ce racisme?)
- - cette première rencontre se déroule en novembre, en petit nombre et
avec si possible, une majorité de personnes cibles directes du racisme; avec des groupes "non-mixte" de personnes "racialisées" (porteurs de marqueurs liés aux migrations et aux héritages coloniaux). Nous travaillerons en groupes 'non-mixtes' puis en mixité pour mieux cerner les mécanismes du racisme, y compris dans nos milieux militants. On pourrait envisager que suite à ces discussions, une brochure avec des textes-outils de conscientisation et de mise en commun de stratégies pour faire face au racisme dans le quotidien soit écrite.
3) rencontres et relations humaines
- Dans l'ensemble, ces rencontres ont été chaleureuses, sympa et même géniales. -le peu de conflits a été envisagé à la fois comme signe de rencontres riches et réussies et comme une forme de pacification de surface des relations (difficultés éventuelles à faire émerger des conflits, porteurs de communication et de mise en valeurs des rapports de domination) - des nuances dans pas de conflits : certaines personnes ont noté une couse à la radicalité, au purisme - les ateliers ont été le lieu de rencontres chaleureuses, surtout les ateliers pratiques (autodéfense pour les manifs, etc) - des regrets sur le peu de temps informel (pour se poser, être disponible, à l'écoute) entre ateliers (des discussions informelles sur les lgbt et les racisme et les politiques migratoires ont été riches)
- ambiance "ethnorootscentrisme", validisme :
- - des personnes sont parties du fait que les lieux leur évoquaient des
situations de précarité extrêmes vécues
- - également des gens sont partis pour des raisons de santé, malaise
personnel
- - on note également la quasi absence de personnes plus agées (la
majorite des personnes ayant entre 25 et 35 ans), certaines se sont senties un peu seules
- - on regrette la quasi absence de visibilité des possibilités d'hébergement en appartement, lieux plus confortables, etc..
- on note aussi peu de présence de personnes visées par le racisme ou de personnes vivant en banlieues (racisme des milieux militants ?)
- difficulté de rencontre entre les personnes de l'amp et les frichard-es (liée au manque d'information réciproque, de communication et/ou au manque de temps?): globalement, peu de discussions et aussi des interpellations sur la non-mixité... une personne a également évoqué le sexisme des frichards.
- la thématique féministe/genre/queer semble entrainer (?) : une autre atmosphère, moins de sexisme qu'habituellement, une meilleure répartition des tâches (la vie collective est mieux gérer qu'habituellement)
- l'équipe stamp
- -certaines personnes ont regretté un manque de temps et d'énergie pour
assister aux ateliers ou à plus d'ateliers (importance des questions logistiques et matérielles) et pour se reposer
- -dans l'ensemble ils trouvent ça plutôt normal vu leur rôle
d'organisation,mais beaucoup de travail quand même ...
- - des visiteureuses ont regretté l'invisibilité du fonctionnement = que ce soit plus visible à dijon : fonctionnement stamp et amp
bravo à l'équipe organisationnelle pour l'installation, la préparation des lieux, l'organisation des ateliers, des rencontres, etc !!
Dijon
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Atelier d'entraide Internet Alternatif, Comment ça marche ?
Relu par FracTaZ
Deux ateliers d'entraide ont eu lieu et ont été très appréciés par les participant-e-s. Ces ateliers pourraient donc être à nouveau proposés lors de la rencontre centralisée et lors d'autres rencontres. Voici quelques clés pour en organiser. Les ateliers d'entraide sont un moyen solidaire de rendre accesibles les outils numériques alternatifs.
L'animatrice/teur a besoin d'avoir quelques connaissances de base mais n'a pas besoin d'être spécialiste. Être usager averti de l'internet alternatif est largement suffisant.
C'est assez simple à organiser mais cela demande une animation spécifique. On peut commencer par exemple par faire un tour de parole ou chacun annonce ce qu'il aimerait apprendre ET les savoirs qu'il aimerait partager. Le tout est noté sur un tableau, on peut faire 2 côtés, l'un pour les demandes et l'autre pour les offres. On essaye de voir s'il y a des correspondances. Puis on entame les réponses aux questions.
La personne qui anime, pose la question au groupe. Même si elle peut répondre aux questions l'animatrice/teur doit s'efforcer de ne pas y répondre (ce qui n'est pas toujours facile... surtout quand on est passionné-e). L'animatrice/teur doit plutôt solliciter le groupe : quelqu'un sait ce qu'est un wiki et comment cela marche ? Tout l'art de l'animation d'un atelier d'entraide consiste à amener les participants à partager leurs savoirs et donc à mettre en condition pour que les personnes même les plus timides osent expliquer et transmettrent leurs connaissances.
L'idéal est lorsque l'atelier est auto-animé mais cela demande aux participant-e-s une régularité et une connaissance de l'animation de ce genre d'atelier. Quelques exemples de questions / réponses : Qu'est-ce qu'un logiciel libre ? Les logiciels libres apportent liberté et autonomie par rapport aux grosses compagnies commerciales. Ils sont libres d'usage, de copie, de modification et de diffusion. La licence est gratuite. Ils sont souvent réalisés par des informaticien-ne-s bénévolement. Ils sont l’alternative aux logiciels propriétaires comme Microsoft-Windows®, qui sont réalisés par des multinationales, cachent leurs codes de programmation, interdisent l’adaptation à ses besoins, le prêt ou la copie à ses amis et sont généralement payants. Où peut-on trouver des logiciels libres pour Windows? =>http://www.framasoft.net Qu'est-ce qu'un wiki? Un wiki est un logiciel libre qui permet d'éditer très rapidement en ligne. Il peut aussi faciliter le travail collectif. Il suffit de cliquer sur "Éditer", d'écrire, puis de cliquer sur "Sauver", une nouvelle version de la page sera alors sauvegardée. Il est possible de restaurer les anciennes versions. Il y a plusieurs type de wiki. Le wiki de stamp.poivron.org est "MoinMoin", il y a aussi "wikini" qui est très simple et "mediawiki" qui est celui utilisé par wikimedia.
Un Feedback du thème "Lutte Numériques"
Relu par FracTaZ
La rencontre a été très riche, il en est ressorti beaucoup d'échanges de savoirs et d'expériences et aussi des projets concrets. Il y avait des participants de beaucoup de pays.
Des problèmes humains sont aussi survenus, problèmes typiques de ce mileu. Mais ce que l'on peut souligner est que des échanges de paroles en atelier de différentes tailles et avec des participants d'autres thèmes ont permis d'en prendre conscience et d'entamer un processus de réflexion pour trouver des solutions.
Croisement : Les luttes numériques vues par des participants d'autres thèmes
Synthèse à partir de 4 interviews + des brides de reflexions glané au grés des discussion...
Qui ? Quelle thématique? Quel Activisme ?
- H, Londres - Espaces Autonomes - alternatives au système (pas forcement activiste pur et dur)
- F, Montpellier - CPE - squats, cantine collective, infokiosques,
- H, Rouen - CPE - divers, squats, infokiosques, potager autonomes
- F, Dijon, - Espaces Autonome - réseau similaires amp, antifasciste, féminisme, écologie politique
Vision des luttes numériques, outils, acteurs:
- Tout ce qui lié à l'ordinateur en libre et gratuitement, utiliser linux plutot que windows, utiliser Mozilla plutôt que Internet explorer, no-log, (respect vie privée, anonyma, )
- informatique alternatif: outils (ex: logiciels libres) qui sont réalisés de manière autonome en évitant les grandes compagnies commerciales et les monopoles comme Microsoft
- serveurs alternatifs = espace autonome virtuel
- ordinateurs autonome énergiquement, connexion, administrateurs système, usagers, modérateurs
Intérêts:
- liberté et autonomisation par rapport aux compagnies commerciales
- liberté et vie privée : permet d'être anonyme accessibles financièrement
- Outils fondamentale, pour s'informer, se coordonner, s'organiser
- Accessibilité à tous de la possibilité de communication en réduisant les hiérarchies.
- rapide, interactifs, horizontalité, décloisonnement
- Arme pour les luttes activistes anticapitalistes et autre mouvements outils de construction d'autres alternatives.
- facilite les luttes. permet la critique du système, de faire des recherche et d'informer sur les dysfonctionnement du systeme, problème de censure chine
- Permet de dénoncer des menaces pesant sur les lutte numériques ( saisie serveur indymédias, lois en France)
Problèmes :
- manque de formation: besoin de formation sur les logiciels libres dans les écoles et les institutions (il n'y a que des formations sur logiciels propriétaire)
- problème de la spécialisation: difficulté à rabaisser son niveau pour transmettre les savoirs
- manque d'ouverture: il faudrait que les groupes soient plus ouvert à ceux qui débutent en informatique, et aussi sortir du cadre militants.
- problème de la langue, les discussions entre spécialistes sont souvent en anglais, cela fait peur!
- virtualité, risques de dispersion, dépendance, ...etc...
Outils numériques utilisés:
ordi, firefox (internet), no-log (mail), photoshop, the gimp, publisher (tracts), word, mais maintenant va utiliser open office et les autre outils libre grace ubuntu (système d'explotation alternatif à Ubuntu), projet d'Indymedia sur Montpellier. Ah?, il existe des
Perception du groupe "luttes numérique"
- Plongés dans leur ordi (geek), difficile d'y rentrer et de s'y intéressé
- A beaucoup aimer l'atelier d'entraide, lui a donner envie d'en savoir plus et de participer aux activités informatique des lieux autonomes ou il vit.
- Aurait aimé qu'il y ait une personne qui puisse lui donner des bases sur ce qui faut savoir, sentiment de honte de manquer de savoir.
- A rencontrer des personnes du groupe DS qui l'on aidé à installer Ubuntu.
- Trouve normal qu'ils se retrouvent entre eux pour faire avancer les choses
- Comprend l'envie des personnes dont c'est la passion de se retrouver entre eux, mais cela peu poser problème pour les personnes novices.Il faut aussi être vigilant car dans tout savoir il y a le risque d'une prise de pouvoir.
- Souhaite que le milieu « geeks » soit moins fermé (milieu masculin et de "spécialistes"), mais besoin que la prise de conscience se fasse dans le milieu.
Croisement : Espaces Autonomes et Luttes Numériques
sur ConferenceNewspaperReadyFrenchRelu
Thématique sur l'expérimentation et la défense des espaces autonomes
Présentation du squat de A à Z
(rédigé en anglais et français) Relu par FracTaZ
Nous avons fait une présentation du guide pratico-légal français, « le squat de A à Z ». Ce guide s'est créé à la fin des années 90 dans la scène squat autonome parisienne puis a été repris collectivement et remis à jour régulièrement au cours des années suivantes. Ce petit livret photocopiable donne des conseils de bases. Il est d'ores et déjà disponible et téléchargeable sur le site http://squat.net/fr. Il sera prochainement traduit en anglais dans le cadre du projet de regroupemnt d'infos légales sur les squats dans le différents pays européens.
Une nouvelle version sera réalisée en octobre lors d'un week-end de travail aux Tanneries. Outre préciser certaines évolutions juridiques et intégrer de nouveaux conseils pratiques, une des volontés est d'avoir un ton moins marqué "squats autonomes" et plus ouvert à d'autres types de squats de précarité.
Des personnes de divers squats français travaillant sur « le squat de A à Z » essaient par ailleurs de regrouper les jurisprudences obtenues sur divers squats en france, des analyses de situations sur des villes, ainsi que des contacts d'avocats afin de pouvoir se les faire passer d'un lieu à l'autre. Il existe aussi une liste de travail que vous pouvez contacter pour des demandes de conseils juridiques et pratiques au cours de vos diverses périgrinations squatales : a-z@squat.net . Le groupe de travail est ouvert et vous êtes grandement invités à faire partager vos expériences et à rejoindre le doux univers de la solidarité intersquatteuse. Les jurisprudences peuvent être envoyées à « squat A à Z c/o les Tanneries 17, bvd de chicago - 21 000 Dijon ».
Nous avons ensuite croisé des expériences de structures de solidarités similaires entre squats à travers l'Europe : groupes d'ouvertures collectives hebdomadaire de squats à Amsterdam, intersquats locales et nationales, listes d'urgence et solidarités de quartier pour les ouvertures à Barcelone.
Nous avons aussi évoqué des possibilités de nous rassembler entre personnes de divers lieux pour aider des ouvertures dans des villes où la scène squat est moins active et la répression plus forte.
Projet de film sur les squats
(rédigé en anglais et français, relu par FracTaZ)
Pendant la semaine de débats sur les espaces autonomes à Dijon, nous avons décidé de réaliser un petit film documentaire sur les squats à travers l'Europe. Le film contient 10 interviews de squatter-euse-s vivant dans divers pays européens. Chacun-e dit quelques mots sur la situation pratico-légal des squats dans leur contexte local, donne un état des lieux général de la scène squats dans laquelle il/elle est impliqué-e et raconte des vécus intimes d'histoires grandioses de résistance. Une partie du film devrait être présentée pendant le moment centralisé à Dijon. Vous pouvez recevoir des copies du documentaire final en écrivant à stamp@poivron.org
"le Toboggan", Ouverture de squat à Dijon
(rédigé en anglais et français, relu par FracTaZ)
Un banderole à la barcelonaise "Une maison vide ne sert à rien" flotte sur la rue Charles Dumont. Des personnes de divers pays européens sont rassemblées sur le trottoir devant des portes barricadées en attendant une éventuelle visite policière autour d'une table de petit déjeuner, quelques mamies avenantes nous ouvrent leurs fenêtres, donnent un paquet de chips ou des vêtements de pluie, applaudissent à la nouvelle de l'occupation.
Pendant l'entre deux conférences, les PGAers dijonnais ont été soutenir l'ouverture d'un nouveau squat à Dijon, "le Toboggan". Il s'agit de deux anciens bars et d'appartements avec jardin proche du centre ville. Le collectif d'habitant-e-s du lieu souhaite y mettre en place divers activités ouvertes sur le quartier où ils/elles semblent pour l'instant très bien accueillies. Pour l'instant, l'occupation à l'air de tenir, affaire à suivre et à soutenir.
Dernière minute (mardi 31) : la mairie vient déjà de débuter les procédures administratives.
Appel pour un Guide Légal International
[traduit de l'anglais par Jonathan]
Si vous voulez connaître la loi, demandez à un anarchiste ! Le Guide Légal International
Squat.net est un outil international pour les projets squattés, les espaces auto-organisés et les zones d'autonomie temoraire. Dans le cadre des travaux de relance du site, nous travaillons à une référence légale internationale pour fournir des informations élémentaires aux gens voyageant entre des projets et des actions leur permettant d'être informé.e.s avant leur départ, et pour fournir une vue d'ensemble à l'échelle internationale des contextes dans lesquels nous agissons tous.
Nous avons produit une liste de questions de base auxquelles nous voudrions répondre pour autant de pays que possible et compiler sous la forme d'une référence internationale, centrée sur le contenu des lois et, plus important encore, sur la manière dont elles sont appliquées :
Il serait vraiment utile que vous nous envoyiez des réponses simples à ces questions, basées sur des expériences dans votre pays ainsi que des copies, numérisées, de n'importe quel guide légal ou autre ressource sur le sujet existant dans votre pays dans autant de langues que possible à :
legal [at] squat.net
Merci beaucoup !!
Questions de base :
* Quel est le statut légal et pratique des squats dans votre pays ?
* Qu'arrive-t-il quand vous vous faites arrêter :
- - quelle est la procédure, - combien de temps peut-on vous retenir, - quels sont vos droits, - que devez-vous faire ou non ?
* Que faire si une de vos connaissances est arrêtée ?
* Qu'arrive-t-il si vous êtes arrêté.e par la police dans la rue ? Devez-vous donner une carte d'identité ou un passeport ? Peut-on vous fouiller ? Quels sont vos droits ?
* Quelle est la situation pour les étrangers ? (Y-a-t'il un traitement spécial accordé aux citoyens de pays de l'Union Européenne, des expulsions, des prisons spéciales, quels sont vos droits, quelle aide peuvent apporter les embassades etc.)
* Que faire en cas de perquisition ? Quels sont vos droits ?
* Lois spéciales et informations pratiques pour les manifestations et actions de rues.
* N'importe quoi d'autre particulièrement important dans votre pays (sur, par exemple, la mise en oeuvre de lois anti-terroristes, l'auto-stop ...)
* De l'information générale sur la police (les différents corps de police, les tactiques employées en général etc.)
* Les contacts de groupes de support légal, des liens vers des ressources légales.
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Salut à tous !
Dans le cadre du guide légal international que nous construisons pour squat.net, nous aimerions aussi développer une sorte de vue d'ensemble internationale des attaques et de l'érosion de notre espace politique pendant la dernière décénie. Nous sommes donc à la recherche d'analyses des évolutions du droit et des statégies de répressions de l'activisme dans votre ville ou votre pays durant les cinq à dix dernières années. Nous aimerions savoir :
* Si la répression et le control social s'est accru dans votre pays durant les cinq à dix dernières années ? Comment ?
* Quelles nouvelles lois ont été promulguées ? par exemple la législation anti-terroriste, les lois civiles (sur le logement, l'emploi etc.), les lois sur l'ordre public/la liberté d'association (comme le Criminal Justice Act au Royaume Uni ou le Codigo Penal en Espagne)
* De quelle manière sont appliquées ces lois ?
* Comment a évolué la pratique du contrôle social ?
* Comment est utilisée la surveillance ? Comme le Patriot Act aux USA, la vidéosurveillance, les écoutes téléphoniques, les cartes d'identité et les contrôles etc.
* Qui sont les cibles principales de cette répression ?
* Quel a été l'impact de tout celà sur l'activité politique de base et sur la société en général ?
* Y-a-t'il autre chose que vous pensez important de savoir sur la situation dans votre ville/pays ?
Nous aimerions beaucoup recevoir aussi des analyses plus en profondeur d'aspects spécifiques de la répression dans différents endroits (par exemple sur la vidéosurveillance et les cartes d'identité en Grande Bretagne, les écoutes téléphoniques en Hollande, la collaboration policière entre différents états, comme l'"Operacion Cervantes" ciblant les anarchistes en Italie, en Espagne et en Grèce). Et aussi les outils internationaux de contrôle social comme Europol et les systèmes de passeports biométriques.
Si vous voulez participer à ce projet à n'importe quelle niveau, contactez :
legal [at] squat.net
vue d'ensemble du mouvement squatt militant
depuis les participants venus de differents pays d'europe ayant participé à la conference PGA décentralisée à Dijon
par Teresa Teran
Grece
Il y a eu de virulents soulevements en Grece. le 17 novembre 1974 des etudiants occuperent l'ecole polytechnique d' Athene et firent un appel au peuple à se soulever contre la dictature. la gauche etait divisée en differents groupes; trotskistes, maoistes and leninistes. Il n'y avait pas de mouvement anarchiste . la majeur partie du peuple grec soutenait les revoltes contre la dictature à l'exception des membres du gouvernements et la minorité profitant/soutenant le régime.
Selon les personages officiels, 70 à 80 etudiants furent tués quand l'armée avec ses tanks entra dans l'ecole polytechnique d'Athenes et ecrasa certains etudiants qui occupaient les lieux. Le soulevement etudiant fut un facteur important dans la chute de la dictature. depuis les evenements de 1975 chaque année le 17 Novembre des etudiants au travers toute la Grece occupent les rues par des manifestations et actions directes.
En mai 2006 les etudiants se souleverent contre la privatisation de l' education et une nouvelle loi interdisant les rassemblement libres dans les universités. 95% des universités furent occupés par les etudiants. Depuis des années en Grece, les assemblées d'étudiants sont une pratique courante et un droit officiel. La révolte fut soutenue par les parents d'eleves, le personnel et de nombreuses autres organisations. Pendant l'occupation des universités le personnel garderent le restaurant ouvertet la nourriture fut distribué gratuitement aux etudiants ainsi qu'à toutes les personnes de la rue. Chaques nuit les etudiants de toutes les universités se réunissaient en a.g. pour discuter la situation politique en generalet la precarité , le mouvement des travailleurs (etc...) en particulier.
La loi de privatisation de l'education ne fut pas renforcée par le gouvernement. Ils tenteront à nouveau de la faire passer en octobre apres les elections locales. Dès à present les etudiants s'organisent pour y resister. Ilsont decidés d'occuper les rues avec des manifestations, des concerts, du theatre.... etc.
En 2002, l' Union européenne (EU) à envoyé un memo à la police pour controler les gens dans les rues d'athenes . Une liste de nom et de numeros de téléphone d'activistes de la gauche radicale, trotskistes, anarchistes et libertaires fut publiée dans un mémo gouvernemental secret.
Il y a peu de squatt à Athenes dut au peu de locaux innoccupés, de plus squatter y est illegal. Cependant il y a des exceptions où des personnes ont reussis à occuper des lieux et tenir des centres autonomes pour un ou deux ans.
- aThe majority of autonomous spaces that exist
are rented buildings. Ce sont des espaces sociaux autonomes, antihierarchique, où les activistes se rencontrent et organisent des actions. Il y a des collectifs vegetarien/lien collectif rainbow hippy mais ces lieux ne sont pas ouverts au public. Les lieux “autonomes” pour artisteux sont ouvert au public (NdT:on ne s'en serait pas douté...) Il y a aussi des centres organisés par les personnes de gauche dans des buts sociaux comme les groupes de soutiens aux immigrants, etc...
Allemagne
- Dans les années 90 le mouvement anti-nucléaire allemand a pris une grande envergure. Il a inspiré de nouveaux activistes. Le collectif Indymedia a commencé à s'organiser à la fin de l'an 2000. Le mouvement anti-nucléaire avait commencé dans les années 80. Les luttes avaient abouties à un moratoire, et le gouvernement avait fait cesser le transport de déchets nucléaires. En 1999, lorsque le transport de matières radioactives a repris, la resistance a été immédiate. Quatre ou cinq villages au sud -est de Hambourg étaient impliqués. Il y avait plusieurs “peace camps” , tous reliés à Indymedia. Les nouvelles arrivaient avec un peu de retard puisqu' internet n'était pas encore installé dans les camps...). Mais pour la première fois, grace à internet et aux media indépendants, on a pu écrire nous-même notre histoire, avant que la fin du mouvement.
La confrontation entre la police et les contestataires a été rude : 30000 membres des forces de l'ordre contre 10000 manifestants.
- 5OO activistes ont été arrêtés, c'est à dire presque tout le mouvement autonome...
Trois mois avant Genève, le mouvement autonome était dejà considérable. Une semaine après, 1000 personne participaient aux camps No Border. En 2001, tout le monde était présent, alors quen 2000 toutes les actions avaient échouées ( seulement 100 personnes pour ce qui devait être une grosse manif ). En 2002, 2500 personnes participait au No Border camp. Je me suis impliqué dans le collectif Indymedia , et rapidement j' ai pu connaitre tout les membres. C'est une véritable communauté. Normalement faire des sites web est un travail solitaire, mais chez Indymedia tout le monde travaille ensemble.
- Aujourd'hui le mouvement s'est encore étendu, 3OO personnes sont venues au meeting de préparation du camp anti-G8 qui aura lieu en Allemagne en 2OO7, alors qu'il n'y en avait qu'entre 100 et 200 aux préparatifs de l'anti-Gleneagles ( Ecosse) La situation légale en Allemagne est similaire à celle de Grande-Bretagne à l'exception de deux points:
-Premièrement il n'y pas de carte d'identitéen G-B alors qu'en Allemagne, la police peut faire des contrôle d'identité sans raison. 3OO personnes ont été arrêtées pour des raisons simplement préventives! Vous pouvez porter plainte, mais ça ne sert à rien. En théorie, la police ne peut arrêter les gens que s'ils doivent passer en jugement. Dans les faits, vous n'irez pas au tribunal, mais vous serez restez jusqu'à 24h au poste, c'est à dire suffisamment pour vous empêcher de mener à bien votre action. -deuxièmement, la loi sur la violation de la propriété: en Allemagne, la propriété semble valoir plus que la vie humaine. A partir du moment où vous pénétrez sur une propriété privée, vous êtes considéré comme un criminel. Ces derniers temps, un nombre croissant d' espaces publics sont devenus privés. Du coup vous pouvez vous retrouver avec un casier judiciaire juste pour avoir manifesté dans une rue considérée comme privée ( et même sans avoir commis aucun dégât). Les amendes sont fixées selon vos revenus et le nombre de fois où vous vous êtes fait prendre. La première fois, vous devez payer 50 fois votre revenu quotidien, ensuite, 20 fois. Dès que vous avez atteint les 9O euros d'amende, vous avez un casier, ce qui signifie l'interdiction de travailler dans le secteur public ( prof, conducteur de bus etc...). Cette loi date des années 7O et visait à empêcher l'infiltration du secteur public ( et particulièrement de l' éducation publique) par les membres du parti communiste. La guerre froide servit a augmenter la surveillance et le fichage des activistes.
Pays-Bas
Concernant les squatts , tout n'est pas si rose en Hollande! On peut squatter un maison si elle est vide depuis au moins un an, MAIS AUSSI si le propriétaire n'a aucun projet. Or on sait bien qu'il n'y a rien de plus facile que d'inventer un projet. Officiellement fracturer une porte ou une fenêtre est illégal, mais la police doit être temoin de l'infraction pour appliquer la loi. La police n'a pas le droit de pénétrer la maison sans ordre de la Cour. Une nouvelle loi sur le “devoir d'identification”, vient de passer( d'abord en Allemagne puis en Hollande), qui autorise la police à contrôler votre identité dans la mesure où “c'est dans l'intérêt de leur profession” (!!!) .Si vous n'avez pas vos papiers, c'est une amende de 50 euros qui vous attends. La réaction à cette nouvelle loi a été assez eparse. La resistance des squattereuses est plus pratique que politique. En protestation, les squattereuses refusent de donner leur identité. La police peut donc les inculper, sauf bien sur s'il sont assez nombreux.... Ils y aussi de nouvelles lois en préparation qui visent à empêcher l'occupation des lieux inoccupés. Il y a en ce moment des actions en cours contre la promulgation de ces lois. A Utrecht, une caravane a été stoppée après quelques jours, mais à Leiden elle est là depuis déjà un mois. Des actions plus centralisées vont suivre. Pour le moment, on est vraiment pas sur que cette loi puisse passer puisque le gouvernement n'a plus de pouvoir et que le parlement doit être dissout en Octobre suite à un scandale au Parlement: une femme immigrée et sans papiers travaillait pour la seconde chambre sous une fausse identité. Du coup la coalition majoritaire doit faire profil bas et le gouvernement a déclaré qu'il éviterait toutes les questions sujettes à controverse. Il y donc des chance pour que la loi ne passe pas, d'autant plus que la coordination interne des quatre principales villes du pays- Amsterdam, Rotterdam, La Hague et Utrecht – ainsi que plusieurs autres villes se sont déclarées contre. Pourquoi cette tolérance envers les squatters? Parce qu'ils servent d'arme contre la spéculation immobilière. A Amsterdam et à Utrecht, des locaux aux propriétaires corrompus sont squattés et on utilise les media pour mettre au grand jour la saleté du business immobilier. Ce genre d'action est une vieille tradition aux Pays-Bas. Par exemple pour le 25ème anniversaire de l'interdiction de dormir dans le dam central park D'amsterdam, 15OO personnes y avaient dormi.
Barcelone
En ce moment le mouvement des espaces autonomes est diversifié. Il y a des squatts d'habitation, d'autres tournés vers la fête, d'autres vers des question socio-politiques. Il y a aussi des espaces autonomes dans des locaux loués, qui servent à coordonner les actions, à écrire et à publier pamphlets, journaux et lettres d'information, et à fournir un accès gratuit à internet...
==== ...continue on stamp.poivron.org ===
vision d'un réseau de solidarité pratique entre les squats et les autres zones autonomes
[traduit de l'anglais, première relecture par Jonathan, l'absence de majuscules est voulue, à finir de relire une fois la version anglaise relue]
buts [précédente version du premier paragraphe] élargir et intensifier les cercles participants aux activités des lieux autonomes en facilitant l'abord à de tels projets. c'est-à-dire en les rendant utiles, nécessaires à la (aux) communauté(s) non seulement localement, mais l'étendant aux relations est/ouest.
donner des motivations personnelles et de l'inspiration aux gens pour qu'ils s'impliquent dans les activités des espaces autonomes, en les familiarisant et en les rendant proche d'un (ou plus) de ces projet(s). c'est à dire de lieux particuliers, de manières de vivre à expérimenter et bien sûr du contexte culturel (particulièrement important dans les relations est/ouest).
mettre en commun les compétences, favoriser l'apprentissage mutuel à la fois des habitants et des visiteurs.
comme une nouvelle vague de répression frappe la scène squat européenne, il devient de plus en plus important de connaître les combats de chacun, se familiariser avec les gens et les espaces qui pourraient subir des attaques par l'état ou les propriétaires.
moyens l'assistance des projets de zones autonomes (squats centres sociaux, fermes communautaires, etc.) aux personnes qui veulent passer du temps (peut-être plusieurs mois) dans d'autres projets de façon à apprendre davantage des luttes locales, aider les projets que la zone développe à ce moment, et se familiariser avec aux formes de vie autogérées auxquels ils ne sont souvent pas habitués.
chaque projet participatif devient un point de départ pour les gens qui veulent voyager vers une nouvelle région pour voir d'autres projets. les projets participatifs sont aussi encouragés à accueillir les gens en raison de leurs besoins et de leurs capacités.
Les gens sont envoyés seulement quand ils peuvent faire confiance aux envoyeurs – ce n'est pas vraiment une garantie, mais une sorte de recommandation. Les accords entre les habitants et les émetteurs incluent une assistance par le lieu qui envoie : ce qui signifie qu'avec cette recommandation les habitants peuvent avoir plus de confiance dans les visiteurs et être mieux préparé à accueillir des gens qui sont intéressés par les projets sur lesquels ils travaillent (il arrive souvent pour l'instant que les hôtes soient submergés de visiteurs inopportuns, et que tout reste au niveau du tourisme de squat).
Pour que tout cela devienne réalité, il serait utile d'utiliser un ou plusieurs des réseaux déjà existants entre les espaces autonomes (squat.net, conaction.tk, tsolife.org, intersquat france, et d'autres), pour éviter de multiplier les efforts. Il serait également bon de voir comment ces différents réseaux déjà existants peuvent s'interconnecter et s'efforcer d'avoir une meilleure coordination.
et de manière plus spécifiquement pratique... Il y a une base de données en création au niveau des squats et des zones autonomes européens, qui devrait être bientôt disponible sur squat.net. Elle comprendra de l'information sur les zones autonomes, à propos de leurs besoins de compétences, de leurs équipements (c'est à dire ce qui peut y être réalisé), et leur capacité d'accueil (combien, pour combien de temps, quand).
il y aura un formulaire à remplir pour ceux qui veulent être invités. on pourrait proposer un modèle de formulaire adaptable aux différents projets, à leurs propres besoins (si vous voulez demander d'avantage de questions, ou pensez que certaines sont inutiles, transformez le simplement). ceci peut inclure des compétences à offrir, la description de vos motivations, vos attentes, etc.
les frais de transport ne sont pris en charge par personne. faites donc du stop !
la participation aux activités du lieux est demandée. les visiteurs partagent les besoins du projet qu'ils visitent (accord amiable, mais basiquement il s'agit de couvrir ses propres besoins : nourriture, gîte, peut-être habillement). une personne refusant de participer, peut être simplement être renvoyée d'où elle vient (ou où elle veut...). dans ce cas, le lieu qui l'a envoyé devrait être contacté (parfois il arrive que quelqu'un qui a été viré d'un endroit répande des rumeurs qui font naître des malentendus, des conflits. il est toujours préférable de parler des problèmes ouvertement que de les laisser en souffrance).
il est bon de recevoir un retour (des nouvelles des gens qu'on envoie) même au cours de l'échange. ce peut être un facteur motivant pour les visiteurs qui retourneront chez eux travailler sur des projets inspirés par leur expérience.
motivation personnelle pour pousser à la réalisation de cette idée... nous sommes d'europe de l'est, de hongrie, région qui n'est actuellement pas un sol très fertile pour les idées alternatives. bien que des gens essaient de vivre de façon alternative, rien n'est organisé, et de tels volontées restent isolées. beaucoup supportent de plus en plus mal cette isolation, laissent tomber le projet et deviennent “normaux” à nouveau. voir des exemples de comment cela fonctionne dans d'autres régions peut donner des idées aux gens pour leurs projets locaux. monter un système d'échanges organisés incite les gens à ne pas garder leur expérience pour eux, mais au contraire à tenter de l'étendre et aider leurs camarades à monter des réseaux locaux de solidarité, ce qui peut sembler à priori difficile à imaginer dans un environnement hostile sans avoir vu que cela fonctionnait vraiment, ou sans avoir des gens avec de l'expérience.
et puis pour les habitants de l'ouest, il pourraient être intéressant de voir ce qui peut être fait quand il n'y a pas de terrain favorable pour de telles activités, quand il n'y a pas de tradition, pas d'expériences, qu'il y a besoin de se remonter les manches pour établir l'autonomie.
ce que nous attendons même s'il y a des gens se sentant peu concernés par cette idée d'un effort à l'échelle européenne (voir mondiale), nous essaierons de construire un partenariat avec des projets autonomes continentaux (et si possible mondiaux). que ceux qui sont intéressés pour développer un partenariat nous contactent.
ak57 d.i.y. khommunity khlub 1074 budapest, dohàny u. 57. (ring 128 at the doorbell, then find the basement on the right of the courtyard) http://ak57.zpok.hu ak57@indymedia.hu sms +36 20 488 8629
(Si vous voulez nous rendre visite, s'il vous plait écrivez-nous 2 semaines à l'avance. Merci.)
Thématique sur les mouvements sociaux étudiants
En écoutant les histoires des luttes en France...
sur ConferenceNewspaperReadyFrenchRelu
Les Mouvements sociaux & Le Soulèvement des Universités Grecques
sur ConferenceNewspaperReadyFrenchRelu
Autres groupes de travail et reflexions
Mon expérience d'une semaine passée à la conférence décentralisée de Dijon
sur ConferenceNewspaperReadyFrenchRelu
A trois aussi, on peut faire notre révolution dans Dijon
Relu par FracTaZ
Partis tous les quatre dans Dijon, nous passons par la gare pour ramener notre quatrième camarade en route pour la ville, là où l'attend le monstre tant redouté, voilà qu'elle part travailler, le sourire effacé.
C'est là que commence la grande aventure : l'entrée déguisé dans le monde des bourgeois. On commence par demander une bière gratuite dans chaque bar, mission échoué ! Puis chaque magasin a le droit à son spectacle, plus les magasins sont chers, plus nous prenons un malin plaisir à provoquer ludiquement les clients. Nous essayons tous les bijoux, chapeaux et autres franfreluches. Nou nous amusons comme des p'tits fous mais aucune réaction de la part des clients, sauf peut-être quelques sourires timides esquissés. Après un petit bar-basket, nous entonnons quelques slogans gaiement mais les Dijonnais n'aiment pas rigoler... Une énergie folle s'empare de nous : la révolution permanente comme dirait Juàn. Entre les resto chics où se lit Le Figaro uniquement et les fast-food puants où tout le monde attend avec ses enfants nous devenons un peu rentre-dedans : nous voulons des réactions mais nous nous heurtons à un mur de pierre inébranlable ! Le capitalisme frustre, aliène, oppresse mais il « vaut mieux en rire que s'en foutre ».
Elise (merci à mes camarades d'action Juàn et Camille).
Bellevue
Situation générale et évolution
(français d'origine)
« Ah, il pleut, abritez tout », « non, finalement il fait beau, on peut aller au lac ��, « Euh, le bal on le tente dehors ? », « Non, on assure, on organise un départ à la salle du Villard »… Voilà pour la météo.
Pour le reste, nous sommes une bonne quarantaine à dormir et vivre ici, un peu plus à certains moments quand les voisins viennent manger ou assister à un atelier, beaucoup plus pendant le bal ou une projection d’Alerte à Babylone. La langue officielle est le français, aucun étranger non francophone n’est venu, en prévenant ou non d’ailleurs. Pas si grave puisque la liste d’attente était longue. Cela n’entame pas la diversité des personnes participantes, venues de la campagne et de la ville, fine connaisseuses de l’AMP ou totalement ignorantes de cet espace politique, fan des marathons discursifs ou plutôt demandeuses de chantiers pratiques…
Finalement, l’autonomie se niche autant dans une discussion sur un texte de Foucault sur le rôle du pouvoir médical dans le contrôle des populations, que dans les premières fois : démarrer une tronçonneuse, faire cinquante kilos de pain, confectionner son dentifrice, reconnaître les plantes. Tout comme dans l’auto-examen de son sexe et la mutualisation d’expériences de confrontations aux souffrances psychiques. L’autonomie est aussi dans tout ce qui donne des idées et des exemples, du système de santé zapatiste à l’organisation matérielle de Longo Maï.
Cela ne va pas sans la prise de conscience de nos limites : l’absence d’alternative à l’hôpital psychiatrique pour les situations de crise, l’absurdité de la recherche d’autonomie (auto-production alimentaire et énergétique…) alors que les menaces nucléaires, génétiques et climatiques se précisent. Alors on se refile des trucs, on bricole, on parle de délégation critique et accompagnée à l’hôpital psychiatrique, de la nécessité d’accoler une action politique de contestation à la construction d’alternatives.
Il y a aussi ce qui fait débat, un peu, comme les formes de modération des ateliers et la féminisation du langage orale, ou beaucoup comme la question de savoir s’il faut envoyer nos enfants à l’école. Autre interrogation : l’utilité et la pertinence de faire des compte-rendus, des films, des photos. L’important n’est-il pas de vivre la situation présente, d’être là où l’on est, sans devoir toujours penser à ce qu’il en sera fait, aux traces que l’on va laisser. Et qu’y a-t-il derrière cette angoisse de ne pas savoir tout ce qu’il s’est dit dans l’autre atelier, l’autre lieu ? L’essence d’un atelier est-elle ce qui est retranscrit dans les compte-rendus ?
L’autonomie collective est aussi passée par la protection mutuelle, via les pratiques de communication non-violente et l'attention aux corps (massages, réveils ou endormissement en douceurs, improvisation vocale).
Au final, chacun et chacune arrange sa semaine engrangeant là une information, là un savoir-faire. Reste à préciser ce qui pourrait émerger de collectif. Deux perspectives se dessinent, aussi prometteuses que fragiles. Des prolongements locaux d’un côté puisque la participation de voisins et voisines aux ateliers va permettre de se parler et de construire à partir de références politiques et sensibles communes, qu’elles soient positives ou négatives. D’un autre côté, des discussions de plus en plus concrètes s’engagent sur la questions de la production matérielle, de collectifs à la fois ruraux et urbains, etc. Que sortira-t-il de ça ? On verra à la fin de la semaine… ou dans dix ans.
Loïc
- BRIBES SAISIES AU MATIN DU VENDREDI 24 AOUT
"De toute façon, Monsanto et les faucheurs, c'est les mêmes. Monsanto paye les faucheurs", lance un blagueur pas très réveillé. Sous le grand barnum bleu qui sert de réfectoire, on rit un peu. Il pleuviote. "Attention, un obscurantiste", rétorque Antoine. Dès le petit-déjeuner, il y a une conversation assez nourrie entre les plus matinaux sur les scandales de la Générale des Eaux. A côté, ça discute du film projeté hier soir, "The Future of Foods". Le débat de la veille a macéré un peu. Gaïa était un peu déçu par le débat d'hier. "On retombe toujours sur l'utilisation des médias dominants et du droit, regrette-t-il. On zappe l'engagement individuel."
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Vale, qui habite à Longo Maï, a présenté hier ce célèbre lieu de vie collectif, au cours d'un atelier sur l'économie et l'échange. C'était une demande de plusieurs personnes présentes à Bellevue. Mais, tient-elle à préciser, "à titre personnel". Parce que la vie, à Grange Neuve, "est tellement variée, vaste et hétérogène que c'est difficile de n'avoir qu'un seul point de vue." Par ailleurs, pour elle, le dernier jour ensemble, le dimanche, "c'est important de le garder libre, pour pouvoir discuter de façon non organisée, laisser l'espace à l'improvisation, en faire une journée sans horaire ni thème prédéfini". Il y a l'idée de faire un grand jeu, "c'est une bonne idée".
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Il y a trois Italiennes à Bellevue, dont deux qui s'appellent Valentina. Et l'autre, Ilenia. Valentina, étudiante à Milano, apprécie qu'il y ait d'un côté la pratique et de l'autre la parole, et pas seulement des débats. En une semaine, elle a ramassé des légumes sur les terres d'une coopérative de maraîchage bio, elle a fait du pain chez Thierry à La Roussille... "Je peux voir comment la théorie peut devenir la pratique... Le discours de l'autonomie matérielle est très politique. L'activité politique bien sûr, c'est aussi faire des manifestations, des campagnes sociales, c'est aussi la vie quotidienne, choisir comment vivre..." Chaque geste dans la journée, choisir d'utiliser les toilettes sèches, ne pas utiliser beaucoup d'eau, ce ne sont pas seulement pour l'écologie, c'est aussi politique. " Dernière chose: la vie collective, le partage des tâches, c'est pas quelque chose d'habituel à la ville, c'est très différent de la ville, où tu es toujours seul, tu partages rien."
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"Nan, pas tout de suite". "J'ai pas encore les neurones connectées..." Déjà deux personnes qui disent que ce n'est pas le moment pour ce journal, que c'est trop tôt le matin. Seulement voilà, le journal doit partir vers ce midi pour Dijon... Insistons un peu.
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Scrivo in italiano perchè è la mia lingua e dunque è più facile esprimere i moltiplici pensieri che in questi giorni mi sono rimbalzati in mente....sono Ilenia e vengo da Milano, una grande città dove è difficile mettere in pratica la voglia di autonomia da un mondo commerciale e superficiale.. ma l'immersione in questo spazio verde dona una carica e una voglia di cambiamento che é difficile esprimere. Quello che sto apprendendo e quello che sto approfondendo in questo incontro mi aiuteranno sicuramente a cambiare quacosa nel mio modo di vita cittadino... Sottolineo soprattutto l'autonomia della salute e dell'alimentazione, che sono per me due elemeti fondamentali nella vita ma difficile da controllare autonomamente in una città. Metto insieme le conoscenze messe a disposizione da persone più esperte e ne faccio tesoro... E sono sempre contenta di sapere che uno stile di vita alternativo è possibile...basta volerlo. Grazie a Bellevue. Arrivederci a Digione.
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Voilà. Iliana, plus à l'aise dans son italien maternel, vient de saisir le clavier. Les cafetières sont vidées les unes après les autres. On devient plus loquace. Place à Lanja et Drikes qui dans deux heures partent à Paris (dans le 75).
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Restée très impressionnée par l'atelier maternité et accouchement, orienté sur l'accouchement à domicile... J'ai toujours vu des accouchements "assistés", soit par des médecins, soit par des sages-femmes. Mais j'ai sous-estimé la possibilité pour une femme d'accoucher "par elle-même" (mais pas SEULE!!!). Ca m'a toute tourneboulée... Je crois qu'il faut à tout prix que chaque femme puisse avoir ce choix pour mettre au monde et qu'il faut absolument diffuser ces informations, ces témoignages. Pour gagner sur l'autonomie. A part ça, deux expériences toutes sensuelles. D'abord faire du pain!! C'est doux, c'est moëlleux, ça sent bon ! Toute cette force déployée pour faire une petite miche toute douce! Et puis massage le soir!! C'était comme une drogue à la fin, j'aurais pu masser toute la nuit.... Merci à tous, VELOMA
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REVOLUTION OU DISPERSION : DECROISSANCE & SIMPLICITE VOLONTAIRE FACE A L'HYDRE DU BLABLA C'est un plaisir de découvrir de nouveaux écolieux militants, avec leurs paysages colorés, leurs jardins bio, leurs animaux, leurs décorations originales, leurs équipements bricolés, leurs habitants passionnés... Ceci dit, je m'aperçois que mon plaisir est fréquemment menacé par la pollution verbale et écrite de certain-e-s personnes qui versent dans une idéologie moderne portée par toute une vague d'universitaires boboïsés : cette idéologie n'est pas le communisme ni le libéralisme mais le PEDANTISME, une diarrhée verbale reconnaissable à sa prétention et à l'usage de mots savants non justifiés (ex : "syncrétisme" pour "mélange"). Ce qui m'inquiète dans cette tendance, c'est qu'elle rejoint l'idéologie de nos adversaires technocratiques, à savoir "pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?" On commence par se prendre pour un savant et on finit par vouloir inventer des gadgets technologiques et rêver de régner sur les foules admiratives... "La parole est d'argent mais le silence est d'or", dit la sagesse populaire. Il y en a marre de ces conférences interminables interdites aux non-Bac+5 où un public homogène et passif est invité à absorber en applaudissant la Haute Pensée de ces pédants sergelatouchiens qui font les beaux pendant des heures sans faire avancer le schmilblick. Il me semble que le mouvement altermondialiste, soucieux de ne pas se couper des milieux populaires, doit mettre en application la décroissance et la simplicité volontaire AU QUOTIDIEN, y compris dans ses discours. A quoi bon rabâcher encore et encore des analyses et des commentaires sur les maux sociaux et écologiques, à coups de conférences, de brochures et de bouquins dont l'entassement n'est guère écolo ??? Il me semble que ces maux sont maintenant bien connus, et la seule question qui devrait nous occuper est celle du "qu'est-ce qu'on fait ?" Ne pas oublier que nous vivons en état d'urgence, en état non pas de "désobéissance civile" mais bien de "légitime défense", face aux prédateurs de tout poil, qui eux n'auront pas de beaux et longs discours pour nous anéantir. Blablater à l'infini ne peut que faire le jeu de nos adversaires. Je propose d'enterrer notre ego, notre orgueil pseudo-intello, et de nous accorder au plus vite sur des actions concrètes, efficaces, festives, etc, un raz-de-marée d'actions locales et globales quotidiennes qui peut faire basculer la société dans notre sens, dans notre culture métisse et bigarrée du do-it-yourself imaginatif, créatif, constructif, solaire. Amen. ( drikes01@caramail.com )
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Midi. Benoît s'apprête à partir. Par où commencer pour raconter cette semaine intense ? Par le début: arrivé trois jours avant le début "officiel" de la rencontre, c'était intéressant de s'imprégner à l'avance de ce qui allait se passer, de ne pas tomber directement dedans, dans une forme "plus ou moins de consommation où tu arrives et repars sans implication ni entraide à la mise en place". J'aurais bien aimé rester pour le démontage mais c'est impossible, je débute dans une activité professionnelle, la fabrication de compléments de fertilisation et de produits de traitement pour l'agriculture, à partir de plantes sauvages récoltées dans leur écosystème. Je vends samedi et dimanche sur des marchés biologiques, dans l'Indre." A Bellevue, Benoit a commencé à construire un four solaire. D'expérience, dit-il, pour faire une ratatouille pour cinq il faut environ quatre heures. Et pour un boeuf bouguignon, enfourner vers 10 heures pour que ça soit prêt vers 18 heures. Si le temps est ensoleillé, bien sûr. Plusieurs personnes ont participé à la construction, inachevée. Ca a pris plus de temps que ce qu'il imaginait. Voilà donc une occasion de revenir le finir, et d'échanger plus avec les habitant-e-s de ce lieu de vie, d'autant qu'il est, justement, "en cours d'installation collective à la campagne, sur des terres et des bâtiments achetés en commun, dans le sud de la Haute-Vienne." Pas très loin. Il y aura des échanges entre ce lieu et Bellevue et d'autres lieux du plateau comme la Zap, la zone d'autonomie permanente, à Peyrelevade. Globalement la semaine était "très riche, très intense. Difficile, parfois, de supporter tant de monde. Je sortais d'un mois et demi avec plein de gens chez moi, donc il a fallu des moments d'isolement, une heure par-ci par-là, pour mieux apprécier les échanges, les situations, les ateliers, la vie sur place." L'organisation a été bien faite malgré la nécessité parfois de relancer "les gens" dans l'implication dans les tâches collectives comme la cuisine, ce qui est un peu dommage. Peut-être que cela montre certaines limites. Peut-être est-ce dû à la diversité des gens, au fait que certain-e-s ne connaissaient pas bien la vie collective. Une chose le frappe: "Aussi bien dans le milieu écolo que libertaire, en général, il semble y avoir un petit manque de prise en compte du handicap physique. Les infrastrcutures comme les douches et les toilettes font que quelq'un-e en fauteuil aurait eu des difficultés à participer à un tel rassemblement." Un petit échange s'engage avec un des habitants organisateurs, et on convient que Bellevue est finalement peut-être plus accessible qu'un site urbain. "Comme on construit tout on peut agrandir les portes facilement", dit Loïc. A côté des ateliers clairement axés sur l'autonomie politique et matérielle on a trouvé à Bellevue des séances de massage et d'expression vocale, des moments festifs. Ils sont aussi importants. Ils modifient la relation à l'autre et jouent sur les liens sociaux et humains, d'une manière qu'on ne connaît pas ou peu dans les relations humaines classiques. C'était très intéressant, enfin, de ne pas rester "confinés" à Bellevue tout le temps. Il y a eu des sorties et des échanges. Le lieu n'est ni replié ni isolé puisque les participants à cette rencontre AMP sont sortis filer des coups de main, concrètement, dans des potagers du coin et sur une tourbière. Que dire de plus ? C'est déjà l'heure du départ et c'est dur. Lâcher tout ça en cours de route alors qu'il y a encore plein de monde. quand tout retombe, quand tout se repose il y a un petit contrecoup. Mais ça ne dure que deux ou trois jours. En fait le moral est remonté à bloc pour un bon petit moment.
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Je m’appelle Ayari et je viens de Genève. Je suis habitante du plus grand et ancien squat de la ville, le RHINO. Nous sommes soixante-dix habitants. Me retrouver à la campagne, entourée de cinquante personnes qui se réunissent pour discuter de politique et évaluer, réfléchir, programmer des actions communes, n’est pas nouveau pour moi. Par contre en ville on n’a pas souvent l’occasion de mater un film sous les étoiles ou bien de rigoler avec une petite pièce de théâtre à l’air libre, qui ouvre des réflexions sur la santé mentale et le stress. Ce ballon d’idées, de devoirs et de reproches qui nous attache la tête, puis un bon jour il explose… Petit-déjeuner collectif : du bon pain fait ici-même, des confitures maison, du café zapatiste. Alors là, c’est clair qu’en ville on mange moins sain. Et pour quoi est ce qu’on est là ? Notre débat politique fait bien preuve de l’inquiétude que nous portons sur l’avenir, sur le bien être général. Nous sommes là, en tant qu’individus pour penser et agir pour les autres. Je connais cela. J’ai participé à plusieurs réunions, mobilisations et rencontres : le “no border camp” à Strasbourg, le G8 à Genova et à Genève, les anti-WEF à Davos…. Dans tous ces rassemblements il s’agit de se mobiliser en collectif pour le bien de l’humanité. Or que se passe-t-il lorsque l’individu ne va pas bien, lorsque moi j’en ai marre, lorsque “j’ai le blues”, lors que je suis déprimée ? Est-ce que j’ai le “droit” d’en parler ? De distraire l’attention de la collectivité, occupée dans le sauvetage du monde avec mes petites préoccupations ? Est-ce que ce n’est pas une réaction égoïste que de demander l’attention pour moi toute seule ? Ce qui est particulier à Bellevue : on se retrouve à cinquante personnes et non pas à cent, dans un milieu rural, ce qui permet d’avoir un contact plus proche entre tous. J’ai le sentiment d’être dans un groupe avec une grande disponibilité pour écouter et pour discuter. Et pour discuter, non seulement de comment sauver le monde, mais aussi, de ce q
